Marché Sandaga, les prémisses d’un « Joola » bis ?


Ayant atteint 86 ans d’existence, le marché Sandaga est presque centenaire. Ainsi, la problématique de sa reconstruction a été toujours agitée depuis la gouvernance d’Abdoulaye Wade jusqu’à celle du président de la république Macky Sall. Pour rappel, le président Macky Sall avait promis la reconstruction du marché en un vaste centre commercial une fois qu’il sera réélu président. Ce qui est faite depuis le 24 février passé. Depuis lors, la reconstruction est souvent réactivée mais une fois les commerçants mettent la pression, les autorités lâchent du lest.
Par ailleurs, l’’architecte Pierre Goudiaby Atépa avait plaidé pour le déménagement du marché Sandaga, qu’il avait qualifié de cancer au cœur de la ville Dakar. « Il faut déménager Sandaga. Il est comme un cancer au cœur de Dakar, » a-t-il notamment dit mercredi lors d’une séance d’exposition-photos composées d’une vingtaine de clichés prises dans le courant du mois d’octobre dernier et montrant l’occupation anarchique dans les différentes artères de la capitale sénégalaise.
Après le vœu exprimé par le brillant architecte, les choses stagnent toujours jusqu’à l’approche de la Tabaski.
En effet, une énième annonce a été faite par les autorités, mais c’est toujours le branle bas car les commerçants protestent par rapport à la Tabaski car la démolition devrait se tenir ce samedi 10 aout. D’ailleurs une réunion est prévue aujourd’hui entre les commerçants et l’autorité préfectorale pour arrondir les angles. Ainsi, les commerçants risquent d’obtenir gain et en même temps avoir un temps de « répit illimité » alors que le bâtiment presque centenaire est au bord de la ruine comme l’a confirmé un rapport de la protection civile.
« Le marché Sandaga ne présente plus de garantie de sécurité nécessaire au maintien de la sécurité publique et son effondrement partiel ou total peut-être un danger pour les occupants, les passants, les cantines… L’état de dégradation du bâtiment est très avancé et l’édifice est affecté dans sa structure surtout dans les ouvrages en béton armé », note-on dans ce rapport paru dans le quotidien L’Obs.
Ainsi, on peut en conjecturer que le marché Sandaga est une bombe à retardement qui peut exploser à tout moment. De même, ces nombreuses tergiversations pourraient aboutir à des conséquences néfastes pour la sécurité publique. Ce laxisme pourrait aussi engendrer un « Joola » bis si rien n’est fait dans les meilleurs délais !
Et que les fatalistes ne nous reviennent pas avec leurs interminables « Yalla Bakhna » ou « Ndogalou Yalla ». Comme dit le dicton : « gouverner, c’est prévoir ».

Abdou Fall, Wanema.info


RD

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