Grace avortée pour l’ex Maire de Dakar : Macky a-t-il peur de Khalifa Sall ?


On ne le dira jamais assez, le feuilleton du dossier de Khalifa Sall a toujours eu des soubassements politiques malgré les multiples dénégations du camp présidentiel. Poursuivi à cause de la caisse d’avance de la mairie de Dakar pour une somme d’un milliard huit cent, l’ex édile de Dakar a été condamné pour faux  et usage de faux, détournement de deniers de publics entre autres griefs. Ainsi, suite à un rapport de l’Inspection générale d’Etat (IGE), Khalifa Sall, tout puissant maire de Dakar d’alors, fut envoyé à Reubeuss le 07 mars 2017. Dans la foulée, la machine judiciaire est en branle pour fouiller les cafards au niveau de la mairie de Dakar, non seulement Khalifa fut alpagué mais aussi ses proches collaborateurs ne sont pas en reste à l’instar de son DAF Mbaye Touré.
Par conséquent, le procès de Khalifa Sall se déroule en mode « Fast Track » car toutes les procédures ont été vidées avant le dépôt des candidatures pour la Présidentielle. Et, cerise sur le gâteau suite à la confirmation de sa peine par la Cour d’appel présidée par le juge Demba Kandji, Macky Sall signe le décret de révocation  n°2018-1701 du 31 août 2018  pour le bouter hors de la mairie de Dakar.
Sur ce, les partisans du maire y voient toujours le dessein de tuer politiquement leur  leader qui avait des ambitions présidentielles portées à tort ou à raison à son encontre. Hormis, la perte de la mairie de Dakar sur un décret de Macky Sall, Khalifa Sall verra aussi son immunité parlementaire levée et son mandat conféré par les populations lors des Législatives de 2017 repris par la majorité de Bby à l’hémicycle. 
Finalement, Khalifa perdit toutes ses batailles contre la machine politico-judiciaire du régime en place. En dernier ressort, la société civile et des organisations des droits de l’homme demandent la grâce pour le détenu politique le plus célèbre du pays en rappelant au chef de l’état sa promesse de l’élargir de la prison une fois qu’il fût réélu président. Mais depuis sa réélection, le processus grince entre le camp du pouvoir et celui des partisans de Khalifa Sall. Il y avait même de forts échos qu’il serait gracié pendant la Tabaski mais à la fin cela s’est terminé en queue de poisson. Sur les causes de la grâce avortée, des proches du président annoncent que Macky était prêt à gracier Khaf si ses avocats ou lui-même en avaient fait la demande. Après cette sortie, les partisans de Khalifa Sall ont apporté la réplique en rappelant que leur mentor ne va  jamais quémander une quelconque grâce mais qu’il serait preneur de tout acte grâce (sic).
Dernièrement, Barthélémy Dias a fait une confidence par rapport à la chose en disant que Khaf comparait  cette annonce de grâce au Père Noel.
Maintenant, les conclusions que l’on peut en tirer sont : que ce maintien de Khaf en prison ne va-t-il pas  tuer ses ambitions de succéder Ousmane Tanor à la tète du parti socialiste ? Ensuite, s’il purge les cinq ans de prison, y aurait un essoufflement de la part de ses militants et de sa base politique ? Ce qui conduirait à la mort politique de Khalifa. Mais aussi, cette détention pourrait etre un couteau à double tranchant en mettant davantage Khaf dans le cœur des sénégalais. Face à cette hypothèse, on peut se demander si Macky n’a pas peur de libérer Khaf en prélude aux prochaines Locales où Khaf pourrait faire très mal le camp du pouvoir dans la capitale sénégalaise.
Enfin, ce maintien de Khaf en prison pourrait être un poker menteur pour le camp du pouvoir.

Abdou Fall, Wanema.info


RD

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