ANALPHABETISME : Un Sénégalais sur deux ne sait ni lire ni écrire


L’analphabétisme demeure encore un fléau au Sénégal. Selon les statistiques, un Sénégalais sur deux ne sait ni lire ni écrire. L’annonce a été faite, hier, lors de la session de formation des journalistes sur l’éducation non formelle.

La Direction de l’Alphabétisation et des Langues nationales du Ministère de l’Education nationale compte sur l’accompagnement des médias pour relever les défis dans ce sous-secteur de l’éducation au Sénégal. Pour traduire cette volonté en action, une session de renforcement de capacités de certains professionnels des médias a été organisée, hier, sous l’égide du Ministère de l’Education nationale et de partenaires tels que la Fondation Karanta, l’Unicef et l’Académie des langues transfrontalières africaines (Acalan). L’initiative a permis de faire le point sur l’analphabétisme et les efforts en cours pour lutter contre ce phénomène au Sénégal.
De façon unanime, les acteurs conviennent que la situation demeure encore inquiétante dans notre pays. Il suffit d’indiquer qu’un Sénégalais sur deux, âgé de 6 à 16 ans, ne sait ni lire ni écrire et que le taux d’analphabétisme est estimé à 54,6 % de la population, pour s’en rendre compte.
La situation est plus alarmante chez les femmes, comme l’a indiqué la secrétaire générale du Ministère de l’Education nationale, Ndèye Khady Diop Mbodji, à l’ouverture de la session. Car, selon les chiffres avancés, sur 54,6% d’analphabètes, 62 % sont des femmes. Pour inverser cette tendance, elle a invité les acteurs à développer des synergies d’actions. D’ailleurs, « on ne peut pas parvenir à l’émergence en laissant en rade plus de 54 % de sa population », a estimé Ndèye Name Diouf, la directrice de l’Alphabétisation et des Langues nationales. Celle-ci en a profité pour inviter les journalistes à porter le plaidoyer afin d’accompagner l’Etat dans le combat. Mme Diouf a aussi émis l’idée de mise en place d’une plateforme pour faciliter le développement des synergies et booster davantage les résultats déjà engrangés par les projets en cours dans le sous-secteur tel que le Programme national de l’éducation de base des jeunes (Pnebja).


Malick Fahdal

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