Guerre en Ukraine : Apple suspend la vente de ses produits en Russie

Comme elle, des grandes entreprises technologiques ont pris des mesures plus ou moins sévères depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Apple a officialisé, dans la nuit du 1er au 2 mars, une série de mesures particulièrement strictes contre la Russie, et notamment la suspension de la vente de tous ses produits (iPhone, Mac, iPad) dans le pays. Depuis plusieurs jours, les revendeurs de produits Apple ne pouvaient déjà plus passer de nouvelles commandes, signalaient les médias indépendants russes.

L’entreprise américaine a également limité certains services, comme sa solution de paiement Apple Pay, qui ne fonctionne plus en Russie ni en Biélorussie. Le ministre de la transition numérique ukrainien, Mykhailo Fedorov, avait demandé vendredi à Apple de « cesser de fournir des services et des produits Apple à la Fédération de Russie ». Après les dernières annonces d’Apple, mardi, le ministre ukrainien a appelé Tim Cook, le directeur général d’Apple, à « finir le travail et bloquer l’accès à l’App Store en Russie ».

RT et Sputnik bloqués presque partout en Europe

Les médias d’Etat russes RT et Sputnik ont été bloqués par la quasi-totalité des réseaux sociaux sur le territoire de l’Union européenne (UE). Les grandes plates-formes ont anticipé de quelques jours une obligation imminente : TikTok, puis Meta (Facebook, Instagram) et YouTube, et même Telegram, d’ordinaire peu encline à modérer sa plate-forme, ont bloqué localement les comptes de RT et Sputnik sur le territoire européen, tandis qu’Apple et Google ont retiré leurs applications de leur magasin en ligne.

Seul Twitter, qui affiche depuis quelques jours une mention très visible sur les messages publiés par RT et Sputnik indiquant qu’il s’agit de « médias affiliés à un Etat, Russie », n’a pas coupé l’accès de ces comptes.

Les outils publicitaires coupés en Ukraine, en Biélorussie et en Russie

Toutes les grandes entreprises occidentales ont également bloqué l’achat de publicités depuis la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine. Dernière en date : Snapchat a annoncé, dans la nuit de mardi à mercredi, des mesures en ce sens, rejoignant Google-Alphabet, Meta, Microsoft, Twitter et d’autres sociétés.

Des mesures supplémentaires contre la désinformation

Google a annoncé avoir « renforcé la visibilité » des « médias les plus fiables » dans Google Actualités. Dimanche, Meta avait révélé avoir démantelé une opération coordonnée de désinformation, visant à promouvoir des pages d’actualité faussement neutres. Cette opération, qualifiée par Meta « d’élaborée », bien que de faible ampleur, utilisait de faux comptes sur plusieurs réseaux sociaux, et visait spécifiquement le public ukrainien.

Sur Instagram, plusieurs comptes se présentant comme tenus par des journalistes présents à Kiev ont été désactivés, ces derniers jours. Ils avaient accumulé des audiences très importantes mais étaient en réalité administrés par des Américains cherchant à profiter de la crise pour faire « grossir » des comptes, avant de les revendre ou de les utiliser à des fins de marketing.

Abdou Wanema

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